Président du jury
Marcel Cuvelier
, °1899 - 1959
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Franz André
Belgique, °1893 - 1975
Le chef d’orchestre bruxellois Franz André (1893-1975) a effectué ses études musicales au Conservatoire de Bruxelles. Premier prix de violon en 1912, il se passionne rapidement pour la direction d’orchestre. Lors de la création de Radio-Belgique en 1923, il est nommé second chef d’orchestre de l’Orchestre de la Radio, tandis qu’en 1930, il dirige un des trois orchestres de l’Institut National Belge de Radiodiffusion (I.N.R. - N.I.R.), nouvellement créé. En 1935, il met sur pied le Grand Orchestre Symphonique de l’I.N.R. - N.I.R., dont il fait l’une des formations les plus réputées d’Europe, en dirigeant de nombreuses créations. De 1951 à 1964, Franz André est le chef d’orchestre attitré du Concours Reine Elisabeth.
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Pierre Dervaux
France, °1917 - 1992
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Arthur Grumiaux
Belgique, °1921 - 1986
Arthur Grumiaux est considéré comme l'un des grands violonistes virtuoses de l'école franco-belge du XXème siècle. Ses accomplissements furent superbes malgré une vie relativement courte ; il combinait une maîtrise technique, une fidélité aux intentions du compositeur et une sensibilité face aux contours complexes de la structure musicale dans ses performances. Sa réputation fut construite sur d'incroyables performances des concertos pour violon, et ses apparitions en formation chambriste, avec son propre Trio Grumiaux.

Arthur Grumiaux naquit à Villers-Perwin (Belgique) en 1921, dans une famille d'ouvriers. Son grand-père le poussa à commencer la musique alors qu'il n'avait que 4 ans. Il étudia le violon et le piano avec Fernand Quintet au Conservatoire de Charleroi, où il gagna son premier prix à l'âge de 11 ans. L'année suivante, il poursuivit ses études aux côtés d'Alfred Dubois au Conservatoire Royal de Bruxelles, où il étudia aussi le contrepoint et la fugue avec Jean Absil. Il reçut sa première récompense importante à l'âge de 20 ans, gagna les prix Henri Vieuxtemps et François Prume en 1939, et le Prix de Virtuosité de la part du Gouvernement belge en 1940. Pendant cette même période, il travailla la composition lors de cours privés à Paris, avec Georges Enesco (professeur de Menuhin). Il fit ses débuts en Belgique, avec l'Orchestre Philharmonique de Bruxelles, et en interprétant le Concerto de Mendelssohn ; puis en 1945 avec l'Orchestre Symphonique de la BBC.

L'invasion allemande de sa terre natale causa une courte période de vide dans sa carrière : pendant ce temps, il joua avec de petits ensembles de manière privée, et refusa toute performance publique. Ne se préoccupant pas de ce petit contretemps dans l'avancement de sa carrière internationale, il ne mit pas longtemps à la lancer et, rapidement, à la développer. Peu après ses débuts anglais, il fit ses premiers pas dans l'Académie de Belgique, juste avant d'être nommé professeur de violon au Conservatoire Royal où il avait étudié auparavant. Là, il insista sur l'importance du phrasé, de la qualité du son, et du haut niveau de technique à acquérir dans cet art.

Les interprétations d'Arthur Grumiaux ont été regroupées dans près de 30 enregistrements, presque tous pour Philips, bien que son nom ait aussi été vu chez les labels EMI, Belart et Music&Arts. Ces enregistrements reprennent en général des pièces de Bach, Beethoven, Brahms, Mozart et Schubert, et incluent parfois des œuvres de Ravel et Debussy. L'une de ses grandes joies dans sa vie de musicien était de travailler avec la pianiste Clara Haskil. De temps en temps, les deux musiciens échangeaient leurs instruments pour trouver des perspectives et une relation différentes. A la mort de la pianiste, d'une chute dans une gare alors qu'elle était en route pour un concert avec Grumiaux, il ressentit son absence non seulement au niveau professionnel, mais aussi au niveau personnel.

En plus de ses interprétations en soliste, il a enregistré les Quintets de Mozart avec l'Ensemble Grumiaux, et plusieurs autres œuvres avec le Trio Grumiaux composé du coupe hongrois Georges Janzer (violon) et Eva Czako (violoncelle). Cette carrière pleine de succès lui valut une reconnaissance royale : en 1973, il reçut le titre de Baron par le Roi Baudouin pour ses services à la musique - titre partagé avec Paganini. Malgré une lutte contre le diabète, il maintint un emploi du temps rigoureux, rythmé par les enregistrements et les concerts, essentiellement en Europe de l'ouest, jusqu'à ce qu'il soit emporté par une congestion soudaine, à Bruxelles, en 1986. A l'âge de 65 ans, il laissa derrière lui le souvenir d'un musicien fort et élégant.
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Andrzej Panufnik
Pologne, Grande-Bretagne, °1914 - 1991
Andrzej Panufnik est né à Varsovie, et grandit au sein d'une famille de musiciens. Il commença à composer à l'âge de neuf ans. Après avoir obtenu son diplôme au Conservatoire National de Varsovie, il partit pour Vienne afin d'étudier avec Felix Weingartner, puis à Paris et à Londres pour approfondir son étude de la composition. Lorsque la guerre éclata, il retourna à Varsovie où il demeura pendant l'occupation nazie. Il écrivit des chants patriotiques sous un pseudonyme, jouant aussi du piano lors de concerts clandestins et caritatifs (souvent en duo avec Witold Lutoslawski). Toutes ses compositions furent détruites lors du soulèvement de Varsovie en 1944 : il réécrivit trois partitions les années suivantes.

Après la guerre, Andrzej Panufnik dirigea parfois les orchestres philharmoniques de Cracovie et de Varsovie, apparaissant aussi parfois en tant que chef invité avec les plus grands orchestres européens tels que le Philharmonique de Berlin, l'Orchestre National de Paris et le London Philharmonic. En 1950, il fut élu vice-président - avec Arthur Honegger - du Conseil International pour la Musique de l'UNESCO ; et en tant que chef de la délégation culturelle polonaise en Chine en 1953, il fut reçu personnellement par le Président Mao.

En 1954, Andrzej Panufnik quitta la Pologne pour protester contre le contrôle politique sur les artistes, décision dont la conséquence fut la suppression totale de son nom et de ses œuvres. Il s'installa en Angleterre et prit la nationalité anglaise. De 1957 à 1959, il fut directeur musical de l'Orchestre Symphonique de la Ville de Birmingham - ce qui sera son dernier poste « officiel » avant qu'il ne décide de se consacrer entièrement à la composition. En 1977, après un silence de 23 ans, la musique d'Andrzej Panufnik se fit à nouveau entendre en Pologne. En 1990, le compositeur retourna momentanément dans son pays d'origine pour y diriger un programme, composé de ses œuvres et destiné à l'ouverture du Festival d'Automne de Varsovie. Son autobiographie, Composing Myself , fut publiée en 1987 par Methuen (GB). Le compositeur reçut un titre anglais de chevalier en 1991, et un titre polonais de chevalier de la part du président polonais Lech Walesa neuf mois après sa mort.

L’œuvre d'Andrzej Panufnik est dominée par une large série de pièces orchestrales, notamment des partitions commandées par les Orchestres Symphoniques de Boston, Chicago et Londres. En plus de dix symphonies, sa production compte des concertos pour piano, violon, basson et violoncelle, trois quatuors à cordes, de la musique vocale et chorale, des pièces pour les « jeunes » et des transcriptions de musique polonaise traditionnelle. Ses compositions ont été jouées par de grands interprètes, comme Stokowski, Horenstein, Solti, Ozawa, Previn, Menuhin et Rostropovich.
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